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 Visite Impromptue -Chiba Mamoru-

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MessageSujet: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Lun 23 Jan 2012, 22:44

Jean Grey...cette femme lui était resté dans la mémoire. Cette femme dont il avait ressentit les pouvoirs envahir son esprit. Non pas qu'il avait pu connaître tous ses secrets, mais il avait pu ressentir toute sa puissance. Il n'en était pas effrayé non, il n'était pas assez humain pour la peur, il en était plutôt intrigué. Après tout, ce n'était qu'une humaine. Elle était née humaine et elle ne faisait certainement pas partit des anciens terriens, ces créatures puissantes dont lui-même faisait partit. Il n'arrivait d'ailleurs pas à comprendre comment des humains, descendants pourtant d'eux, pouvaient être aussi faible. Le noble sang d'Endymion et de son peuple s'était éteint. Maintenant, il ne restait que de vulgaires créatures. Le dégout aurait pu le prendre alors qu'il fixait d'un air vague le mur d'en face, mais ses émotions n'étaient toujours pas très développées depuis son arrivée.

En regardant l'appartement, quelqu'un pourrait se dire que Zoisite était une personne très ordonnée. Après tout, c'était propre, rien ne traînait. Mais quelqu'un d'observateur se dirait que personne n'habitait dans cet appartement. Zoisite ne faisait rien, donc il n'y avait aucun objet qui traînait quelque part. Zoisite en oubliait de manger – en avait-il seulement besoin ? Peut-être que dans ce nouveau monde oui, mais il ne pourrait probablement jamais comprendre si la faim venait à l'envahir. Bref, pas de vaisselles s'empilant dangereusement. Il ne faisait pas le ménage, donc une fine couche de poussière recouvrait l'appartement. La seule chose disant que quelqu'un habitait là, c'était le lit défait et le piano qui n'avait pas de traces de la moindre poussière, ni sur ses touches, ni sur le reste.

La vie...n'était qu'une vie. Il était debout en plein milieu de son salon et regardait autour de lui comme si c'était la première fois qu'il voyait cette pièce. Il était arrivé ici, dans ce monde qu'il ne connaissait pas, sans aide, sans ami, sans maître. Il avait tous ses souvenirs, les bons comme les mauvais. Il se souvenait de la sensation lorsqu'enfin il avait compris ce qui était bon pour le maître, il se souvenait de la douleur en mourant pour cette fille. Pourtant, il n'arrivait plus à puiser dans de réelles émotions, comme il l'avait fait lorsqu'Endymion lui avait expliqué ce qui était le plus important entre le bonheur de l'être aimé ou notre propre bonheur égoïste. Ces émotions-là lui avaient permis d'être plus « humain » pendant quelques secondes, le temps de la sauver, mais maintenant qu'il était de retour, il avait de nouveau perdu tout ça.

D'un geste assez mécanique, il se dirigea vers le piano, seul repère dans ce monde étrange. Il s'assit en envoyant sa cape vers l'arrière qui vint former comme la forme d'un bouclier autour du siège. Il posa ses doigts gantés sur les touches, puis brusquement, ils dérapèrent, commençant une mélodie rythmée qui cognait contre son esprit en entier. Il ferma les yeux et laissa son corps se balancer dans le même mouvement, traitant son instrument avec un mélanger de douceur et de violence, se laissant bercer par les sons durs et doux qui s'en échappaient.

Il ne savait pas quoi faire d'autre. Il vivait sans vivre. Plus la musique se faisait violente, plus lui-même se sentait vivre. Alors la cadence s'accélérait. Comme il n'invoquait aucun pouvoir, l'énergie provoquée par le contact se transforma en vibration qui secoua légèrement les meubles, sans rien briser.
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Mamoru Chiba
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Mer 25 Jan 2012, 01:04

Il faisait noir. Un noir profond, un noir intense. Mamoru ouvre les yeux et en balayant l'espace qui l'entour du regard, il remarque qu'il se trouve dans un néant sans fin.
Il regarde à coté de lui. il a l'impression qu'il n'y a pas si longtemps de ça, quelqu'un se trouvait coucher à ses cotés. Qui pouvait-il bien être?
Il a beau chercher dans sa mémoire, rien ne lui vient. Ni même un souvenir, un flash, une intuition. C'est le vide complet. Mais bizarrement, cela ne l’effraie pas. Cette sensation d'oubli total n'est pas inconnue dans sa vie. Il a déjà vécu cette situation auparavant.
Il est toujours assis par terre, le regard perdu sur sur cette présence qu'il lui manque à coté de lui. Que c'est-il passé?

Au loin, une musique se fait entendre, plus faible qu'un murmure. Mamoru se lève et refrène un vertige. Cela doit faire bien longtemps que son corps jonchait le sol. Il titube lentement pour se diriger à travers les ténèbres, guider par la mélodie.
Au fur et à mesure le son devient plus clair, plus sensible. C'est une mélodie au piano qu'il entend. Un morceau classique. Même malgré sa perte de mémoire, il sait qu'il la connait.
Un flash aveuglant l'entour. Il entrouvre ses yeux mordus par la lumière et voit une silhouette coiffée de deux chignons qui rie devant un palais étincelant d'une blancheur immaculé sur un fond d'étoile. La lune est bleue et couverte de nuages. C'est bizarre.
Le flash se dissipe pour faire place à nouveau aux ténèbres. La mélodie se fait plus proche. Que pouvait bien être cette vision? Qui était cette jeune femme dont la silhouette faisait naitre en lui une nostalgie qui pénétrait sa chaire de toute part?
A peine avait-il fait quelques pas de plus qu'un nouveau flash l’empêche de poursuivre sa route et cloue sur place. Il se trouve dans un parc. Au loin, un arbre avec deux personnes. L'une d'elles semble assis contre le tronc tandis que l'autre personne le serre dans ses bras. Il entend des sanglots, des supplications, des regrets. Ils sont trop loin pour qu'il puisse voir qui c'est. Le personnage adossé à l'arbre lève le bras et bouge ses doigts. Sa main dévitalisée chute en même temps que les ténèbres s'installent à nouveau.

De cette scène il ne garde qu'une impression de devoir assouvi, de paix et de regret. La scène le laisse meurtri. Comme s'il avait perdu quelque chose.
Le son se fait plus tangible, comme s'il se trouvait à quelques pas de lui. Mamoru cour de toutes les forces qu'ils lui restent avant de se faire happer par la lumière.
Dans ce nouvel endroit ou tout le décor est embrumé par des volutes noirâtres, il discerne la silhouette d'une personne aux cheveux rouges comme la braise, entourée de quatre personnages à la posture crispée. Un rapide mouvement, et les quatre hommes tombent à terre. La mélodie se fait plus insistante, plus présente. Est-il toujours en train de courir malgré cette vision? Dans les fumées noires, une des silhouettes semble le regarder. La musique monte en puissance. L'homme lève son bras vers lui, la respiration haletante. Comme s'il pouvait le voir dans les ténèbres ou il se trouve. La musique devient assourdissante mais les râles provenant de la gorge de cet homme sont tout aussi audible. L'air devient suffoquant, le sol se met à trembler. Le personnage tend toujours la main comme s'il voulait déchirer l'espace et c'est au sommet ou la musique semble hurler que la fumée se dissipe autour d'un jeune homme aux yeux d'un bleu cristallin.
La lumière jaillit de toute part et enveloppe tout. Dans cette clarté, un mot se fit entendre:
"MASTER!"

A la fin de cette rêverie, Mamoru ouvre les yeux comme s'il reprenait connaissance après un moment d'absence. Il transpire, ses mains sont moites et sa respiration est hachée.
Il se trouve dans un couloir habillé de part et d'autres de portes portant chacune un numéro.
Il reprend ces esprit en entendant la fin de la mélodie qui l'a mis dans cette état là. En quelques pas il se trouve devant la porte 907. C'est avec une main tremblante par une émotion qu'il ne comprenait pas que Mamoru frappe à la porte.
La musique s'arrête, des pas se fond entendre. Mamoru déglutit...


Dernière édition par Mamoru Chiba le Mer 25 Jan 2012, 12:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Mer 25 Jan 2012, 07:54

Toc toc toc. Zoisite arrêta brutalement de jouer, ramener à la réalité par le son désagréable d'une porte à laquelle on frappe. Il resta là pendant un moment, les yeux regardant le piano sans réellement le voir. C'était à sa porte que l'on avait frappé et non à celle du voisin. Que fait-on habituellement lorsque quelqu'un cognait chez soi ? Il le savait, bien entendu, mais habituellement, les gens ne se donnaient pas la peine de cogner. Ils entraient sans avertir, frappait sur son piano brutalement pour l'arrêter dans son élan et pour attirer son attention, puis quittait la pièce frustré. Quant à l'époque du château de la Terre, tout le monde se connaissait, personne ne cognait. Pas dans les gardiens et certainement pas le prince.

Il lui fallut quelques minutes de plus pour accepter de se lever, quittant à regret son piano qu'il effleura des doigts en se dirigeant vers le couloir menant à l'entrée. Il ne voulait pas aller répondre, il s'en fichait, mais une force plus puissante que lui semblait vouloir qu'il y aille. Comme si son esprit savait qu'il devait y aller, mais que le cerveau ne recevait pas l'information nécessaire. Lentement, le gardien se dirigea vers la porte. Cette vie était normale, tellement normale, trop banale. Faisant un mouvement brusque de la tête afin de ramener ses cheveux vers l'arrière et recula sa cape pour éviter de mettre le pied dessus, il arriva finalement à la porte.

Lorsqu'il mit la main sur la poignée, il se figea brutalement, sans savoir pourquoi. Sa main resta coincé sur la poignée et il ne put se résoudre à ouvrir. Il ne voulait pas savoir qui se trouvait derrière cette porte. Il voulait simplement qu'on le laisse tranquille. Et si c'était cette humaine ? Cette Jean Grey, revenu pour lui dire de libérer le pitoyable humain qu'il avait envoyé dans le coma quelques jours plus tôt. D'un geste machinal, il ouvrit la porte et releva le regard, cessant de respirer par le fait même.

Devant lui...un fantôme. Au figuré...mais tout de même.

« Master ? »

Il cilla, son regard toujours aussi vide, mais avec une certaine lueur. Il aurait très bien pu rêver, mais l'énergie qu'il ressentait était bien réelle et portait la signature du prince Endymion. Il resta planté là, sans savoir quoi dire.

N'était-il pas content ? Oh, c'était bien plus compliqué que ça. Zoisite, n'avait pas évolué depuis 10 000 ans. Il était resté aussi servile et n'avait pas changé d'allégeance. C'était probablement ce qui avait sauvé Endymion lorsque Béryl était réapparut, mais il savait que le maître n'aurait jamais été contre un peu d'adaptation. Malheureusement, si Nephrite avait toujours eu un certain talent pour vivre parmi les humains, lui ne l'avait pas et ne l'aurait probablement jamais.

En même temps, Endymion ne semblait pas au mieux de sa forme. Un peu comme s'il s'était perdu dans un brouillard. Une impression que Zoisite reconnaissait. Avait-il perdu la mémoire ? Encore ? Si oui, se souvenait-il de quelque chose ? De son nom par exemple ? Le regard gris du gardien se permit un examen de la personne devant lui, mais son esprit savait déjà qu'il n'y avait aucun doute quant à son identité.

Le regard de Zoisite s'était fait de nouveau vide alors qu'il partait dans ses pensées, totalement en manque de réaction devant l'invité surprise. Il le regardait, mais il semblait simplement passer au travers, comme s'il n'existait pas. Il avait cette même sensation de malaise que lorsque l'intervention d'Endymion l'avait légèrement libéré de l'emprise de la reine du Royaume des Ombres. Décidément, cet homme avait le don de mettre en désordre des émotions qui n'étaient même pas censé exister. Il se souvint un bout d'un moment qu'il lui fallait de l'air et ses poumons recommencèrent à travailler.

Le choc passé il y verrait probablement plus clair. Pour le moment il ne savait quoi dire de plus.
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Mamoru Chiba
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Dim 29 Jan 2012, 01:28

« Master ? »

Ces mot restaient suspendu en l'air pendant que le personnage en face de Mamoru fixait et sondait ce dernier au plus profond de son être.
Son regard clair le déshabillait comme pour scruter la moindre parcelle de son être. Comme s'il le reconnaissait. Comme si Mamoru avait un lien avec lui.
Devant cette personne tétanisée, le jeune étudiant ne savait pas comment réagir. Fallait-il dire un mot en espérant que cela lui permettrait de sortir de sa torpeur? Fallait-il avancer sa main en espérant qu'il ferait de même pour le saluer et se dire bonjour? Fallait-il attendre qu'il reprenne ses esprit et ne pas le troubler plus qu'il ne semblait être, juste par simple politesse?

Pendant ce laps de temps qui semblait durer une éternité, Mamoru faisait glisser son regard sur cet homme à l'allure particulière.
Bien qu'il n'ai pas beaucoup de souvenirs de son existence et de la raison qui l'a amené dans cet immeuble, il lui semblait que la tenue de cet homme n'étais pas très conventionnel. Il portait un uniforme blanc étincelant avec une longue cape. On aurait dit une sorte de chevalier hors du temps sortie d'un roman de cape et d'épée à l'eau de rose. Cette vision, bien que peux conventionnelle, était loin de lui déplaire bien qu'il ne comprenait pas pourquoi.
C'est a ce moment là qu'il remarqua les habits qu'il portait lui même.
Il était vêtu d'un costume trois pièces, dont le pantalon et le veston étaient noirs, avec un gilet blanc sur une chemise de la même couleur, le tout ornementé d'un nœud papillon blanc rehaussé d'une médaille en or serti d'un ruban rouge.
A croire qu'il sortait d'une soirée mondaine ou d'un opéra chic. Néanmoins, comme la lumière indiquait que la journée allait se finir, il voyait mal pourquoi il serait aller au théâtre en plein milieu de journée.

Son esprit restait embrumé. Cette silhouette était celle qui l'appelait à travers les ténèbres, il en avait la conviction. Ce mot: "Master", qu'il a prononcé en le voyant en était la preuve. Mais que cela pouvait-il bien vouloir dire?
Il revoyait cette silhouette vaporeuse comme si était à nouveau dans son rêve. Cette ombre qui lui tendait la main comme pour pouvoir l'atteindre.
Sa main se leva, d'instinct. Comme s'il voulait répondre à son appel. Mais toute cette émotion qui jaillissait de toute part sans qu'il ne comprenne réellement pourquoi allait avoir raison de lui. C'est alors qu'il lui semblait enfin avoir retrouvé cette personne qui lui semblait si chère, que son esprit s'embruma encore plus. Ses sens s'engourdirent et il se sentit tomber en avant devant la porte du 907.

Dans sa chute, une voix féminine se fit entendre en hurlant: "ENDYMION!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Mais qui était cet Endymion?
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Mar 31 Jan 2012, 00:39

Zoisite ressentit un léger malaise. L'homme, Endymion, le regardait comme s'il le reconnaissait, mais aussi semblant ne pas le connaître du tout. Il avait bel et bien perdu à nouveau sa mémoire et le gardien pouvait ressentir le désordre que cela causait dans l'esprit déjà bien agité du jeune étudiant. Un léger serrement fit ciller son regard. Ils devaient encore passer par là, reprendre au commencement, tenter de récupérer ses souvenirs perdus. Ils n'avaient guère le choix, sinon des images continueraient de hanter l'esprit de son maître et le rendraient probablement fou. Malheureusement, Zoisite était un connaisseur sur le sujet et la dernière fois qu'il avait du aider Endymion a retrouvé la mémoire, rien n'était vraiment allé comme prévu. Le gardien avait quasiment échoué, le maître était mort une fois, puis ramené à la vie par cette...par la princesse, puis, Zoisite avait faillit tué cette dernière avant de réaliser son erreur. Il ne savait donc plus comment s'y prendre. Comment veiller sur son maître sans le décevoir, sans le mettre en danger et sans se faire souffrir lui-même inutilement ? Était-il à ce point masochiste ?

Au bout d'un très court moment de réflexion de la part du maître, alors que le gardien pensait à peut-être réagir finalement, l'esprit d'Endymion devint soudainement très agité, tant et tellement qu'il put le ressentir sans aucune difficulté, comme si son esprit était le sien propre. Ce spasme brutal lui permit de reprendre ses esprits à temps, rattrapant son maître avec une certaine maladresse, ainsi qu'une vitesse prouvant que malgré les derniers temps, le combattant n'était pas totalement rouillé. Il avait entendu cette voix. Celle de la princesse hurlant le nom de son prince. Il avait passé outre, tentant à nouveau de faire comme si elle n'avait jamais existé puis amené le royaume de la Terre à sombrer dans le chaos. Leurs ennuis, Zoisite prenait Serenity comme coupable. À qui d'autre serait la faute de toute façon ? Manipuler leur prince ainsi...

Avec une légère difficulté, n'étant guère le plus puissant physiquement, il réussit à soutenir suffisamment Endymion pour réussir à le rentrer dans son appartement. Ainsi, tendant une main secourable à son prince, il semblait plus humain, moins vide, moins robotique. Fermant avec brutalité la porte sans même avoir à lui toucher, il du user de sa force mentale pour que sa force physique ne lâche guère alors qu'il allait déposer Endymion sur un des divans poussiéreux de la salle. Il l'y coucha avec une certaine douceur mécanique.

Il se recula par la suite, mal à l'aise et décidément pas du tout préparé à devoir prendre soin du jeune homme dont la mémoire s'était envolée. Il en était le protecteur oui, mais principalement de sa santé physique. Protéger un homme contre des agresseurs était facile, pour lui du moins, mais protéger un homme contre ses propres démons ou contre une mémoire fuyante, ce n'était pas la même chose. Il pouvait le faire, mais ayant tous ses souvenirs, il n'était pas certain de vouloir que son maître se souvienne des erreurs passées. Ses erreurs à lui, très certainement, mais aussi celles de ses trois autres compagnons.

Il s'approcha à nouveau, retirant un de ses gants, puis posa le bout de ses doigts désormais nus sur le front d'Endymion. Dans cet immeuble, loin de tout ce qu'il connaissait, il arrivait à mieux voir ses pouvoirs et le contrôle qu'il pouvait avoir sur eux. Il s'assura simplement de l'état de son maître, évitant de jouer avec sa mémoire, puis ramena sa main vers lui, remettant en place le gant. Le jeune homme était seulement tombé dans l'inconscience, probablement agressé par toutes les images mémorielles qui l'avaient envahit. Zoisite ne pouvait rien faire pour le moment, craignant de blesser l'esprit de son maître en tentant de lui faire retrouver ses souvenirs perdus.

Doucement, il tenta mentalement de le réveiller, évitant de le toucher.

« Master ? »
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Mamoru Chiba
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Lun 20 Fév 2012, 13:31

A nouveau dans les ténèbres... A croire que cette atmosphère était devenue sa principale demeure. Mamoru se retrouvait à nouveau au point de départ. Mais ou était-il? Il se trouvait face à un homme à la beauté saisissante et au regard pénétrant. Un regard qui semblait l'appeler. Tout était confus dans sa tête. Ou pouvait-il bien se trouver. pourquoi se réveiller devant cet immeuble? Une soirée bien arrosé qui aurait dégénérer? Il ne lui semblait pas.

Encore un flash! Il se retrouve à nouveau dans un décor qu'il ne connait pas. Une plaine, certainement un parc entouré de forêt. Ses habits étaient blancs, opulents et bien moins pratiques que le smoking qu'il portait à son réveil. Une fraction de seconde après, un homme se jette sur lui une arme à la main. Il se protège avec l'épée qu'il détient. Pourquoi en avait-il une? Cette question ne lui semblait pas cohérente à ce moment là.
Il se jeta sur son assaillant avec une fougue et une adrénaline curieuse aux vues de la situation. Mais à cet instant il ressentait un plaisir qu'il avait du mal à dissimuler.
L'ennemi présent en face de lui était entouré de brume. Une grande ombre noir qui para son attaque en la contenant, avant de le repousser à l'aide de sa lame et le mettre à terre.
Bien qu'il était dans une position de faiblesse Mamoru n'avait pas peur, loin de là.
L'ombre poussa un soupir amusé et lui tendit la main pour l'aider à se relever?
"Master, combien de fois devrais-je vous le dire? Votre assaut insouciant ne frappera jamais personne. Mais plus probablement l'ennemi vous poignardera à la place."
Mamoru se senti vexé par cette remarque et avec un aplomb qu'il ne se connaissait pas il répondit:
"Que voulez vous dire? J'aurais probablement pu le frapper vers la bas."
L'ombre lui répondu d'un ton sévère:
"Non,... Master, premièrement, Votre émée doit vous permettre de survivre."
Amusé par cette remarque dans une ambiance qui devient un peu plus tranquille Mamoru ne plus s’empêcher de faire remarqué a son interlocuteur que ses tactiques manquaient de fantaisies. Il lui lança un petit regard en coin, un léger rictus se formant aux bords de ses lèvres:
"N'est-ce pas votre épée qui est sensée me protéger?"
L'ombre semblait glousser d'un air amusée:
" Mon épée est celle qui protège la vie de mon maitre."
A la fois amusé et attendrit par cette remarque, mamoru posa affectueusement une main remplie de respect sur l'épaule de cette ombre sombre comme les ténèbres et demanda à ce qu'ils refassent cette exercice encore une fois.
Au fond de la scène, adossé à un arbre une autre ombre plus blanche et plus étincelante les regardait avec une douceur extrême. A ce moment, une chaleur envahit son visage. Comme si quelqu'un posait sur lui une main bienveillante.
Au cœur de son entrainement, Mamoru lança une attaque sur l'ombre aux couleurs de ténèbres. L'ombre posa un genou à terre et Mamoru se retrouva face à l'autre fumée emplit de lumière. Cette dernière, tout en le fixant de toute la bienveillance qui émanait de son être, l'appela d'une voix douce:
"Master."
En ce seul mot résidait toute la douceur et l'affection que cette personne lui portait. Les nuages se dissipèrent autour de son visage, laissant apparaitre un homme avec la même beauté saisissante et les même yeux pénétrants que cette personne qu'il avait vu devant la porte du 907. La lumière se fit plus intense que jamais, envahissant tout sur son passage.

Au réveil, Mamoru ne vit que lui. Ses habits n'avaient pas changé. Sa tenue, toujours aussi étincelante qui lui donnait un aspect de personnage important. Tout était flou dans sa tête, mais avec une seule certitude: cet homme savait qui il était.
Coucher sur un canapé, le jeune homme posa une main tremblante sur celle du général blanc et dans un souffle qui lui sembla court, lui demanda:
"Qui êtes-vous?"
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Mar 28 Fév 2012, 02:50

Il avait suivit la scène mémorielle de son maître avec une certaine mélancolie. Les temps à l'époque du royaume de la Terre avaient été les meilleurs. Ils étaient tous alliés, ils se respectaient tous et aucun n'avait encore trahi le prince. Malgré l'ombre, il savait qui était avec le prince pendant cette scène, puisqu'il les observait souvent lorsqu'ils étaient en train de s'entraîner. Kunzite était le plus vieux et techniquement le plus à même d'éduquer le prince aux armes. Nephrite était alors trop enfantin et impulsif alors que Jadeite était trop jeune. Quant à lui-même, il n'avait jamais été un grand guerrier comme le premier. Si Zoisite savait se battre comme eux, il préférait de loin utiliser ses pouvoirs. Beaucoup plus utiles, ou peut-être était-ce simplement parce que le gardien préférait tout ce qui touchait au mental plutôt qu'à la force brute et physique. Ces souvenirs, qu'Endymion revivait, lui manquait atrocement. Il fallait maintenant vivre sur le présent, mais s'il était le pire dans ce domaine. Il s'accrochait au passé, l'avait toujours fait. S'accrochait au prince surtout, au grand dam de Kunzite. Endymion avait toujours été un sujet assez tabou dans leur deuxième vie. Maintenant, dans cette troisième, puisqu'il était le seul toujours là, il n'écouterait personne et prendrait soin de celui à qui il avait juré fidélité près de 10 000 ans plus tôt. Tenace ? Près de l'obsession surtout...

Il sursauta lorsque la main de Mamoru se posa sur la sienne, surtout parce qu'il ne l'avait pas sentit se réveiller, trop perdu qu'il était dans sa propre mémoire. Il baissa le regard sur le jeune étudiant, s'assurant que son visage ne reflète que l'habituelle froideur qu'il offrait à tous. Il savait que peu à peu son vis-à-vis arriverait probablement à le lire, un retour de mémoire pouvant aider, mais pour le moment, se cacher derrière un masque restait le plus facile. Il réussit à reprendre possession de sa main, envoyant sa cape un peu plus vers l'arrière afin de libérer son côté. Il le regarda un moment.

Que répondre ? Que répondre à ce genre de questions ? Toujours la même et jamais la même réponse. Il pouvait très bien dire n'importe quoi, mais le jeune homme l'avait vu dans ses flash de mémoire flous, ce qui rendait tout mensonge quasiment impossible. Essayait-il de s'évader de la responsabilité de veiller sur lui ? Zoisite avait déjà bien du mal à prendre soin de lui, la preuve: l'appartement. Tant de poussière un peu partout qui voletait à chaque pas ou à chaque tapotement. Il mangeait peu, s'en fichait complètement, passant la majorité de son temps libre à jouer du piano.

Il lui restait toujours une question à répondre.

Son regard vide fixa un point un moment avant de se poser à nouveau sur Mamoru.

« Zoisite, Master. »

Prononcer son propre nom lui était étrange, surtout à quelqu'un qui techniquement était supposé le connaître. C'était ironique. Les mortels se plaignaient en disant que l'Histoire se répétait toujours. S'ils savaient seulement à quel point cette théorie était une des plus probables qu'ils trouveraient dans leurs petites vies pitoyables.

« Votre gardien. »

Il était néanmoins inquiet. Il ne savait pas où en était Mamoru. Savait-il son nom, savait-il qu'il était étudiant, étudiait-il quelque part, savait-il où il était, d'où il venait. Sous sa forme mortelle bien entendue, car il était claire que pour la vie d'Endymion, son maître ne s'en rappelait décidément pas. Agacement ? Juste un peu, mais il ne pourrait jamais mettre la faute sur le jeune homme. Ses gardiens étaient sensés le protéger. Si quelqu'un était à blâmer, ce serait eux.

« Savez-vous qui vous êtes ? Votre nom dans cette vie ? Notre présent emplacement ? »

Sa voix était lente et vide, mais rythmée comme une mélodie. Elle était douce, mais n'avait aucune chaleur. Ça lui prendrait peut-être un petit moment avant de pouvoir montrer autant d'émotions qu'avant. Il s'était renfermé depuis, beaucoup. Réfugié derrière une coquille d'ivoire.
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Mamoru Chiba
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Sam 03 Mar 2012, 23:58

Mamoru regardait cet homme en essayant de décoder les mots qu'il venait de lui dire. Les pauses qu'il marquait séparaient les informations les unes des autres pour les rendre pénétrantes. Ses phrases étaient courtes, mais dans ses quelques mots, que de questions surgissaient.

"Pourquoi dans cette vie?"

Son regard se perdit en direction de la fenêtre. On voyait la ville et les immeubles au loin. On voyait les lumières des appartements et des lampadaires. L'après midi touchait à sa fin sur fond de coucher de soleil. La lune pointait le bout de son nez.
La lune...
Son regard fixé sur cette sphère lui fit oublié qu'il avait posé une question. Mais en fait, c'était plus une constatation qu'une réelle question. Il détourna son regard vers son hôte.

"Mon nom est mamoru Chiba, je suis étudiant en master de médecine. Je me suis réveillé en bas de l'immeuble il y a peu et je ne comprend pas comment j'ai pu passer une journée entière sur le bitume. Je me suis réveillé dans cette tenue de soirée que je ne m'explique pas et j'ai des flash bizarres que je ne comprend pas.
Un seul détail récurent, je te vois fréquemment dans chacun d'entre eux ou presque.
Je vois une jeune femme qui doit aimer les contre-jours et qui me hurle après le nom de Endymion.
J'ai essayé d'atteindre une silhouette lumineuse et cela m'a amené devant ton appartement. J'ai une drôle de musique en tête qui éveille en moi une peine incommensurable et une certaine nostalgie. J'ai l'impression que si je comprend pourquoi elle m'est si familière je comprendrais ce que je fais ici."


Comment cette personne en face de lui allait pouvoir gober toute cette liturgie sans le prendre pour un gars complètement fêlé?
Comment a-t-il pu dire tout ça alors qu'il ne sait même pas ou il se trouve actuellement et ou se trouve son université. Il se voit dans un amphithéâtre en train de prendre des notes. Il se voit passer du temps au Crown, une salle de jeux que tient un ami à lui: Motoki. Mais il a beau regarder par la fenêtre, il ne lui semble pas reconnaitre le paysage. Ou pouvait-il donc bien être?
En détournant le regard vers Zoïsite, il eu cette sensation étrange que son regard le pénétrait de toute part et que bien qu'il ne lui parlait pas, c'était comme s'il était connecté à lui. Que par son seul regard il pouvait comprendre ce qu'il se passait en lui...

"Pourquoi aurai-je besoin d'un gardien?"
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Dim 04 Mar 2012, 01:17

Zoisite se quitta son siège avec une certaine lenteur propre à son caractère. Il n'était pas un expert du monde humain et ses connaissances n'étaient pas très larges en ce domaine, mais son maître n'était plus dans son pays d'origine. Comment avait-il fait pour se transporter sur une aussi grand distance ? Certainement aurait-il été capable de le faire en usant de ses pouvoirs, mais le Endymion qu'il avait dans son appartement – très étrange pensée pour le gardien – n'était pas à même de faire léviter une plume. Alors de là à traverser les océans...

Il s'appuya sur le bord de la fenêtre du salon, quelque peu dépassé. Il était fait pour obéir et non pour guidé. Il pouvait évidemment se montrer indépendant et rebelle, il l'avait prouvé, aidé de tout son cynisme, lorsqu'il lui fallait défier Béryl. Simplement, ce n'était pas la même chose.

Il regarda les immeubles et les rues qu'il connaissait du New Jersey, apercevait même de cette étage la petite rue où gisait, quelques jours plus tôt, le vendeur qui pourtant n'avait rien fait de mal. Il se demandait si une ambulance était allé le chercher depuis. Ou si cette femme s'en était occupé. Cette ville grouillait. Moins peut-être que l'ancienne dans laquelle vivait Mamoru, mais pour Zoisite, il y avait déjà trop d'humains. Était-ce parce que Endymion était là que même son esprit n'osait plus utilisé le mot vermine ?

« Au moins vous vous rappelez de ça... »

Il avait murmuré pour lui-même, mais le silence était si présent dans l'appartement qu'il avait probablement été audible pour son prince. Il serra et desserra le poing alors que son autre main était déposé soigneusement contre le rebord. Il cilla. N'était-il pas ironique que le seul lui disait de ne jamais abandonné soit celui qu'il ne devait pas refuser d'aider ?

« Vous...vous n'êtes pas de ce pays... »

Il se tourna vers Endymion, s'éloignant de la fenêtre, mais restant à une distance respectable de son maître.

« Je crois...si ma mémoire est bonne... » Il laissa un petit ricanement sortir, se reprenant néanmoins rapidement. « ...que vous appeliez votre pays Japon. À ce que j'ai compris depuis mon arrivée ici, ce pays se trouve de l'autre côté de l'océan. Impossible à rejoindre à cheval et à des mois d'ici en bateau. »

Il restait là, debout, avec un léger maintient mi militaire, mi mécanique. Comme si Zoisite n'était pas confortable avec son corps et qu'il ne savait pas quoi faire de lui. Il le laissait immobile, les bras de chaque côté de son corps, sa cape en engloutissant un dans son mètre de tissus. Si ses muscles ne bougeaient pas selon sa respiration, il aurait très bien pu être mort ou alors une statue très convaincante.

« Ces visions que vous avez...sont une partie de ce que vous avez vécu. Autant cette femme, que ces souvenirs, que ces ombres, que...moi. »

Il s'avança, légèrement hésitant, puis conclut que sa première idée n'en était pas une bonne. Tournant les talons avec une certaine théâtralité, il envoya sa cape hors de son chemin et se dirigea directement vers le piano. Il soulevait quelques nids de poussière sur son passage, puis se laissa tomber sur le banc, conscient de sa maladresse. Il ne savait pas comment s'y prendre.

« Vous parlez d'une mélodie...peut-être puis-je vous aider à la retrouver. Je...cela risque peut-être de bouger vos souvenirs, si cela devient insoutenable, je vous prie de me le dire, j'arrêterai immédiatement. »

Il avait fait exprès de passer outre quelques questions. Doucement, il posa les doigts sur les touches de son piano. Il n'avait plus la même rage et la même violence qu'il jouait avant que Mamoru ne passe le seuil de cette porte. Il caressa les notes avec une certaine tendresse, passant en revue les mélodies que Zoisite savait que son maître avait entendu depuis qu'ils se connaissaient. Il ne voulait pas débloquer toute sa mémoire, ce serait probablement voué son maître à un inconfort atroce, voir à la folie, il voulait simplement l'aider à comprendre ou à voir ce qu'il voulait voir. Démêler ce qu'il voulait démêler, mais il n'irait pas plus loin. Il savait que pousser la mémoire d'Endymion pouvait être plus catastrophique que bénéfique. Et dans le fond son but était de savoir quelle mélodie il avait dans la tête.
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Lun 19 Mar 2012, 01:31

Les quelques pas que Zoïsite fit en direction de Mamoru le firent tressaillir. Ce dernier a d’ailleurs très certainement du s'en rendre compte puisqu'il fit quelques pas en arrière avant de se diriger vers un magnifique piano a queue installé dans un coin de la pièce.
Il n'arrivait à comprend pourquoi sa présence développait chez lui cette réaction là? Un mélange d'attirance mêlée d'inquiétude. Cette personne d'un blanc immaculé avait quelque chose de déconcertant... Mais quoi?
D'un geste vaporeux et efficace, il lança sa cape derrière lui avant de s'installer devant son instrument tel un oiseau se posant sur une branche, avec grâce et légèreté, tel une aura flottant dans l'atmosphère. Toute cette mise en scène qui lui paraissait tellement naturel le rendait évanescent, comme sortit d'un conte.
Il posa ses doigts longs et gracieux sur les touches du piano. Les effleurant sans appuyer dessus. Il le regarda, dit quelques mots et commença à rythmer l'air de ses notes.

La musique qui imprégnait la pièce lui était connue.
"La Sonate au clair de lune"... Dit Mamoru. Sous l'effet des quelques premières notes, il laissa le poids de sa tête prendre le dessus sur la gravité et se pencher en arrière, ne ressentant plus aucun de ses muscles, fermant les yeux. Cette sensation qu'il éprouvait était la même que celle qu'il avait eu un peu plus tôt quand il s'est réveillé aux pieds de cet immeuble si particulier.
Le flash ne se fit pas attendre, mais cela devenait tellement récurent pour lui qu'il n'eut aucune surprise, ni sursaut quand la lumière blanche l'enveloppa.
Il se vit devant un palais rayonnant derrière lequel la lune était énorme. A un seul détail près, la lune ressemblait à la terre. Devant lui une jeune femme riait.
"Endymion, je t'attendais avec impatience."
Ses cheveux blonds volaient dans l'atmosphère avec légèreté, brillant sous la lumière ambiante.
Cette image romancée s'éclaircit dans un flash et la jeune femme blonde devint brune. Mais le visage était le même, bien que les traits ne reflétaient pas la même douceur.
"Comment ça, tête à boulette! Mais tu te prend pour qui?!?"
Bien que le contexte semblait différent, la vision l'amusa. Cette personne renfrognée dégageait toujours le même charme et la même candeur. Elle en était ravissante et apaisante.
Elle poussa un cri: "Pouvoir du prisme lunaire, transforme-moi!". Son cœur s'arrêta lorsque la jeune princesse aux cheveux d'or réapparu face à lui en habit de guerrière. Cette petite chose qui semblait si fragile devenait devant ses yeux une rose aux épines acérées qui savait se battre seule. Il se vit, paré du même costume qu'il portait au réveil, foncer vers elle pour lui porter secoure. Car même si elle savait se défendre, il lui fallait quand même quelqu'un près d'elle. Et lui ne désirait qu'une chose, être cette personne.
Elle poussa encore un cri! Elle serra ses mains contre sa poitrine d’où des volutes sombres comme les ténèbres sortirent et tomba genoux à terre. Son visage était déformé par la douleur et elle l'appelait par ce nom qu'il connait si bien.
"Mamoru... Aide moi"
Le blanc envahit à nouveau ses pensées et quand le décor réapparu il se vit plonger au cœur de ténèbres sans fond et foncer vers une voix caverneuse.
"Je t’empêcherais de lui faire du mal!!!" S'entend-il crier!
Quand il se teint à nouveau debout, il était tout de blanc vêtu. Une amure chevaleresque. Face à lui, un homme en blanc était agenouillé, il reconnu son hôte.
"Master, ne faites pas cela! Vous savez que Métalia vous dévorera de l'intérieur à terme. Échappez-vous tant que vous en avez encore la possibilité!"
"Cela met impossible, car je ne veux plus la voir souffrir. Jamais!"
"Mais..."
"Suffit!"

Il se détourna de son protecteur et trouva face à elle. Le décor avait changé. Ils étaient tous deux dans une forêt. Le mal qui grondait en lui explosa et les ténèbres l'envahirent. Il s'avança vers elle qui avait les larmes aux yeux et qui ne cessait de lui répéter:
"Pourquoi? Nous devions être heureux tous les deux et partir ensemble. Tu m'avais promis que tout se passerait bien!"
Il se matérialisa à ses côtés, à nouveau de blanc vêtu pour lui susurrer quelques mots d'encouragement. Une épée à la main, elle fonça sur lui. Les ténèbres cessèrent de gronder, son âme s’apaisa comme si toute contrainte avait quitté son corps. Toutes les forces qu'il avait sollicité en lui s'évanouirent en quelques secondes. Ses paupières se fermèrent et il tomba dans le sommeil le plus profond.
Dans les limbes de ses pensées il n'entendit que quelques pleurs, des gémissements, des lamentations... Une explosion.
Il sentit une présence à côté de lui. La proximité douce et intense d'une main qui l'effleurait presque. Sa main à elle. Il avait envie de la saisir car il pouvait la sentir dans les ténèbres ou ils se trouvaient. Mais la jeune femme n'était que lumière, sa lumière à lui. Il la sentit se lever et partir sans lui. Il était à nouveau seul.
Il sentit au dessus de lui la présence apaisante de son protecteur, comme s'il suivait ce qu'il se passait dans sa tête, comme s'il l'avait vu partir en l'abandonnant, le regardant coucher sans pouvoir faire quoique se soit. Une larme perla pour s'éclater sur son œil gauche...

Ses yeux s'ouvrirent d'un coup! Une larme coulait le long de sa joue, à gauche. Il regarda le plafond lézardé et resta quelques fractions de secondes comme cela pour reprendre consistance. Il détourna la tête vers le musicien assit devant son instrument, il n'avait pas bougé, les mains arrêtées au dessus des touches, comme si le temps s'était suspendu.
Aucun des deux ne bougèrent pendant un moment. Dans ce silence oppressant ou une connexion s'était établit entre eux (il l'avait enfin sentit), devant cet homme figé qui ne régissait plus, il eu besoin de rompre le silence:

"Zoïsite..."
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Lun 19 Mar 2012, 05:32

Son regard ne se détachait pas de son piano. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas joué cette mélodie. Elle lui rappelait tant de choses, choses auxquelles il préférait ne plus penser. Elle était si douce et si belle, mais pourtant, il s'en était souvent servit pour tenter de détruire. Évidemment, il avait aussi forcé la mémoire de son Maître à se réveiller lorsqu'il se libérait lentement de l'emprise de la reine Béryl. Triste qu'une si jolie musique ait un jour été utilisé de si mauvaise façon. En ce moment, il l'utilisait avec tendresse, ne souhaitant nullement brusquer son maître cette fois. Il le laissa s'habituer à la musique et se remémorer ce que son esprit voulait bien faire revenir à la surface.

La musique jouait toujours, mais il sentait parfaitement que son Maître n'était plus 'présent'. Son corps était toujours sur le divan, mais son esprit était tourné vers les mémoires qui apparaissaient peu à peu dans sa tête et, quelques secondes plus tard, dans celle de Zoisite. Pourquoi osait-il suivre le voyage mémoriel d'Endymion ? Pour être certain que sa musique ne cause aucun choc, aucun problème. Pour s'assurer qu'il ne blesserait pas le jeune homme comme il l'avait fait de nombreuses fois avant.

Il ne fut pas étonné que les premières images à revenir au prince soit celles de la princesse Serenity. Zoisite avait déjà vu la Terre de la lune – les fois où il avait accompagné son maître là-bas – mais la vision qu'en avait eu Endymion était à couper le souffle. Leur planète était si belle de l'espace. Si belle, mais si fragile. La seule tristesse de Serenity avait suffit à tout détruire. Les quatre gardiens étaient morts après que leur Prince ait trépassé lui aussi. Un amour qui aurait du être positif, mais qui avait causé un cataclysme si grand que la vie n'était revenu que plusieurs centaines d'années plus tard.

Il suivit avec le prince l'évolution de sa mémoire et ne put s'empêcher de frémir d'horreur en revoyant cette scène où Endymion, si déterminé, avait décidé qu'il détruirait – ou neutraliserait au moins – Metallia en l'emprisonnant dans son corps. Il s'était arrêté de jouer, les doigts déposés mollement sur les touches, le regard sur le mur d'en face, complètement vide, les émotions se jouant dans son regard alors que les souvenirs passaient et partaient. Il reprit totalement conscience dans un brusque sursaut qui crispa tout son corps. Lorsqu'il tourna le regard vers Endymion, il remarqua que celui-ci était encore dans ses souvenirs. Il ne se réveilla que quelques minutes plus tard alors que son gardien le regardait déjà. La mélodie avait réussit à réveillé quelques compartiments de mémoire. Le reste suivrait probablement dans les prochains mois ou années, mais lorsqu'il entendit son prince prononcé son nom, il ferma les yeux lentement et les rouvrit, sachant qu'au moins Mamoru commençait à se souvenir de lui. Était-ce égoïste de penser ça ? Il n'avait cure de la princesse...

Il resta longuement en silence, installant un autre moment étrange entre eux deux, sans savoir quoi faire ou quoi dire, sans même vouloir détacher son regard du sien. Il se rassurait en se disant qu'il n'était plus un total inconnu. Que le prince le reconnaissait quelque peu. Qu'il recommençait à savoir qui il était lui-même. C'était le plus important. Zoisite pouvait se passer qu'on se rappelle de lui – aussi désagréable cela pouvait être pour ce qui restait de ses sentiments – mais que Endymion ne se connaisse pas lui-même ne lui était guère agréable.

« Ceci...ce n'était qu'une partie de votre vie, de ce que vous êtes... »

Il se tut à nouveau. Les situations de malaise, il en avait l'habitude maintenant. Ce n'était pas aussi violent que lorsque quelqu'un venait abattre son poing sur son piano, mais ce l'était autant que lorsqu'une note ne sonnait pas juste.

« Nous étions tous morts...vous étiez marié. Je ne sais pas pourquoi je suis réapparu ici, je ne me dois de revenir que lorsque vous m'appelez puisque nous sommes toujours à votre service. Alors je ne comprend pas non plus votre présence ici, ni la mienne, ni l'absence des autres. Ce monde, ces humains...vous avez toujours eu une facilité à vous adapter ici, vous aimez ce peuple... »

Il laissa glisser ses mains sur ses touches jusqu'à ce que ses mains ne tombent sur le banc. Il regardait toujours endymion, son regard vide maintenant concentré sur quelque chose. S'il n'avait rien eu à quoi s'accrocher depuis son arrivée, maintenant il avait quelque chose...ou plutôt quelqu'un.
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Mar 03 Avr 2012, 00:58

Mamoru se redressa pour s'assoir sur le canapé ou son hôte l'avait couché.
"Je me sens de plus en plus bizarre", se surprend-il à dire. "Il y a encore qu'elles heures je ne connaissais rien de mon passé et de moi même, et voilà que maintenant tu portes un nom."
Il n'arrivait pas à l'exprimer correctement et il se rendit compte que sa phrase n'était pas très agréable à entendre.
Comment pouvoir dire avec des mots que cette personnes inconnue il y a encore quelques minutes se trouvant face à lui pouvait lui faire éprouver autant de sentiments? Des sentiments, il en avait quand il voyait l'image de la princesse. Mais curieusement, il en avait aussi pour celui qu'il appelait Zoïsite.
"J'étais marié... protégé... entouré... ... et soudain tout ceci me parrait tellement irréel, comme un doux rêve que je faisais quand j'étais enfant et dont je me rappelle encore au réveil mais tout en sachant qu'il n'existe pas. Je me sens vide de toute cette présence, comme si mon coeur avait été creusé par un foré, une pierre ou quelque chose qui m'aurait dévoré de l'intérieur pendant un temps."
Une ombre sembla passer dans le regard de Zoïsite, si imperceptible et figé dans son immobilité. Ce dernier le regardait toujours de son regard pénétrant, que pouvait'il bien se dire en son fort intérieur?
Les coudes encrés sur ses cuisses, Mamoru mis sa tête dans ses mains, se cachant le visage pour ne plus être regardé, ne sachant plus ou il en était.
"Tout ça est absurde, j'ai l'impression d'être une poupée à qui l'on met des fragments juste pour voir comment il pourra réagir. Comme si mon libre arbitre ne m'appartenait pas!"
Dans toute cette souffrance Zoïsite était sa seule lumière. Lui dont l’aura l'avait guidé dans les ténèbres. Lui dont la musique avait guidé ses pas jusqu'à cette porte, tel un phare dans le lointain. Lui, cette présence dans le néant qui le rassurait tout en l'attirant à lui.
Sans s'en rendre compte, il était debout et se trouvait face au jeune homme la main tendue comme elle l'avait déjà été un peux plus tôt dans le journée. Un tremblement, celui de ses bras qui frémissaient sous ses nerfs à fleur de peau. Il ne se sentait plus, ses jambes se sont déséquilibrées et il tomba aux pieds du pianiste.
Le regardant de ses yeux doux, Mamoru frissonna. Sa tête se posa sur la cuisse du protecteur, ses bras pendant au sol. Dans un souffle qui se fit court, il ne put dire qu'une chose:
"Aide moi..."
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Mar 03 Avr 2012, 02:09

Il suivait les moindre gestes du prince, prêt à bondir. À bondir pour quoi ? Pour l'aider ? Même lui n'était pas très sûr de ce qu'il pouvait faire, ne savait plus vraiment comment on aidait. Il recommençait à ressentir des émotions extérieures au vide et au dégoût, mais ça le déstabilisait. Il devait pourtant ravaler toutes ces faiblesses pour Endymion. Il ne pouvait se permettre d'être faible alors que le jeune homme ne savait même plus qui il était. S'oublier encore pour le faire vivre. Où avait-il bien pu entendre ça déjà...ces propres pensées bien entendu. Qui ne changeaient pas d'un poil. Première vie, deuxième vie, troisième vie...donnez-lui tant que vous voudrez, jamais Zoisite ne changera. Pas sur ce point. Était-ce un crime de tenir à une vie à ce point ? Au point de laisser tout le reste se détruire si Cette vie pouvait être sauver.

Il ne dit rien au début. Oui. Il avait un nom. C'était normal d'oublier, c'était normal. Zoisite l'avait accueillit, qu'aurait-il pu faire d'autre ? Mais maintenant, l'autre était perdu. Il ressentait son malaise et souffrait. Il...il n'était pas grand chose. Kunzite aurait relevé le prince, l'aurait vertement réprimander de ce montrer aussi faible qu'un simple humain. Il l'aurait probablement frappé pour remettre ses idées en place ou même pour le simple plaisir. Zoisite lui...n'avait le pouvoir que de regarder, ne valait pas vraiment mieux qu'un regard d'ailleurs. Jadeito l'aurait secoué et Jadeito aurait appelé à l'aide pour réveiller son prince. Ils auraient tous pu faire quelque chose, alors pourquoi se sentait-il si impuissant ? Même plus ? Devant cette femme, il s'était élevé comme une créature bien plus puissante et importante et maintenant il se plaquait contre le sol comme une larve, une créature de moindre importance.

Endymion continuait. Ignorant de ce qu'il pouvait causer à son gardien, ignorant de la portée de ses paroles et de sa présence. Il ne savait pas quoi répondre à sa détresse et s'inquiéta de le voir quitter le divan. Après tout, c'était un endroit confortable, sécuritaire. Il ne risquait pas de s'y blesser, il ne pouvait pas tomber, ni glisser, ni se faire mal. En même temps, en restant sur le divan, il ne pouvait pas s'approcher de Zoisite...ce qui aurait plut au gardien. Non pas parce qu'il voulait le repousser, mais plutôt parce qu'il ne saurait comme le repousser. Ainsi, lorsque le jeune homme s'écroula à ses pieds, l'esprit de Zoisite eu un sursaut, amis son corps resta immobile jusqu'à ce qu'il ait enfin le réflexe de se tourner vers lui, inquiet.

Ce fut le seul geste qu'il put faire avant que son corps de se fige en entier. Il ne lui avait fallut que deux choses: la tête d'Endymion appuyée contre lui et sa voix l'appelant à l'aide. Il repoussa sa cape pour qu'elle ne le touche pas, son regard fixé sur lui. Comment ? Il frissonna légèrement, perdu.

« Master... »

Il entendait au loin une musique de piano. Dans sa propre tête, dans son âme. Sa propre musique. Qui lui revenait lentement.

« Vous n'êtes ni une poupée ni un jouet ni un pantin. Cette vie, ces vies, elles sont les vôtres. Les fragments que vous voyez sont l'essence même de votre passé, un pas si lointain. Personne ne contrôle ce qui vous revient. Il suffit d'un regard, d'une odeur, d'une musique pour que votre mémoire se mette en marche. Vous êtes tellement plus que votre esprit ne peut tout vous montrer à la fois sans mettre à risque le peu d'équilibre que votre corps mortel puisse trouver. C'est pourquoi vous êtes si mal en point... »

Il posa avec hésitation sa main sur la tête d'Endymion, caressant ses cheveux comme on caresse un enfant perdu. Il tentait aussi, mentalement, de calmer les peurs de son prince, lui envoyant une certaine vague d'apaisement, tentant de faire reculer les effets que lui prodiguait le retour de sa mémoire. Ça lui enlevait un peu d'énergie à se battre contre le tourbillon qui sévissait dans la tête de son Maître, mais s'il pouvait lui apporter un peu de réconfort, il se fichait complètement de son confort. Il se sentait tout bonnement inutile.

« Vous êtes puissant Endy...-Mamoru. » Comme ce nom d'humain lui semblait étrange...mais il essayait de ne pas trop déstabiliser le jeune homme. « Vous n'avez besoin de personne pour vous relever. Ses images, ses pensées, vous pouvez les contrôler. Maintenant que vous savez qu'il y a autre chose en vous qu'un étudiant en médecine, vous pouvez forcer votre esprit à ralentir son rythme, à obéir à vos désirs. Ce ne sont que des images et des images ne sont pas supposer blesser. »

Il y avait dans son regard une nouvelle douceur qui prenait lentement la place du vide. Une douceur et une tendresse dont il avait toujours fait preuve. Ces mêmes émotions qui s'étaient réveillées lorsqu'il avait enfin pu se délivrer de l'emprise que la Reine avait sur ses faits et gestes. Il y avait même là l'ombre d'un sourire léger et discret.

« Je suis là Master. Demandez et vous aurez... »
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Mar 10 Avr 2012, 00:36

Le sol lui semblait différent. Cette surface qui ne lui servait qu'a marcher représentait en cet instant le seul endroit stable qui ne risquait pas de s’effondrer d'un instant à l'autre. Mis a part un tremblement de terre, il était au moins certain de ne pas tomber plus bas. Sa mâchoire tremblait. Stress, peur, il ne pouvait le dire. Il serrait le pantalon de Zoïsite comme si sa vie en dépendait, comme s'il était l'unique phare dans ses ténèbres.
Soudain, une chaleur bienveillante se posa sur sa tête. Son protecteur avait dû ressentir sa peur et voilà que d'un geste, il est arrivé à dissiper ses craintes. Il était là, lui. Il n'était plus tout seul.
Des mots sortirent de sa bouches. Des mots réconfortant, curieux et intrigant par endroit car il n'arrivait pas encore à saisir toute la portée de ce monologue. Mamoru sembla le voir sourire et de toute la douceur qui sommeillait en lui, son hôte lui permis de demander ce qu'il voulait.
"Mon nom est Endymion, J'ai vécu sur la terre à une époque lointaine ou je m'entrainait avec un autre chevalier à l'armure sombre et au langage sec. Toi, tu était là, et tu me regardait de ton air bienveillant comme tu le fait actuellement.
Pourquoi ses entrainements? Que protégeait-t'on? Tu as parlé de plusieurs vies? Je suis en train de vivre laquelle? Et quand est-ce que j'étais amoureux d'une princesse aux cheveux d'or?
Je m'excuse de toutes ses questions, mais elles sortent sans que je ne puisse les contrôler."

Il lui sembla sur le coup que son sourire doux devient un sourire amusé.
Son regard se posa sur le musicien et il vit encore et toujours cette même tendresse dans son regard. A travers ses yeux, une musique nimbait l'air. Comme si elle sortait de lui. Comme s'il était connecté à cet homme.
Mamoru se redressa, aidé par la main si chaude de Zoïsite qui l'amena se rassoir sur le canapé.
Il se rassit à son piano et le regarda avec intensité. Comme s'il attendait quelque chose.

Le prince ferma les yeux pour entendre cette musique imperceptible dans l'air ambiant. Les odeurs de la Terre montèrent à ses narines. Il pouvait sentir l'air et les rayons du soleil, bien que la journée fût finie. Il entendait le bruit du vent dans les feuilles des arbres comme s'il était connecté à cette planète.

Une lumière emplit son cœur d'une douce chaleur. Quand il rouvrit les yeux, son smoking avait laissé place à une armure volumineuse blanche. Une nouvelle intensité luisait dans ses yeux, il le sentit à l'air qu'affichait Zoïsite.
Le temps sembla se suspendre et c'est avec un air amusé que le prince demanda:
"Raconte-moi quel est ton plus beau souvenir. Raconte-moi comment c'était avant."
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MessageSujet: Re: Visite Impromptue -Chiba Mamoru-   Mer 01 Aoû 2012, 05:31

Le voir vulnérable était difficile, autant que ne serait une fausse note au piano. Alors qu'il s'accrochait à lui comme un pêcheur à son phare, Zoisite ne pouvait s'empêcher de comparer sa vision à une mélodie brisée. Puis, Endymion sembla reprendre peu à peu le contrôle de lui-même, posant des questions à profusion, mais prouvant ainsi qu'il n'était pas sans vie. Le gardien ne pouvait retenir le sourire pourtant discret qui étirait ses lèvres. Il lui suffisait de voir son prince rayonner de nouveau pour qu'il puisse reprendre des habitudes plus humaines, plus saines. Il l'écouta attentivement et se remémora sans peine la scène qu'il décrivait. Kunzite était le mieux placé pour entraîner leur prince à l'épée, ainsi donc s'y était-il mis. Même s'il était moins doux que Zoisite ou moins enjoué que les deux autres, il s'agissait d'un excellent maître d'escrime et d'un ami tout autant loyal. Certes il y avait eu des hauts et des bas dans leur deuxième vie, mais au final la loyauté qui les liait au prince finissait toujours par triompher.

« À cette époque, s'entraîner était un mal nécessaire. Les humains ici pourraient apparenter votre époque au Moyen-Âge, mais il en est tellement rien. Les humains vivant bien avant cette période étaient nobles, instruits. Ce fut un malheureux incident qui fit régresser la Terre. »

Il ferma les yeux, tentant de ne pas revivre un épisode douloureux de son existence. Il eu par la suite un sourire un peu désolé en rouvrant les yeux pour les poser sur son prince.

« Je m'égare...pardonnez-moi. »

Il cilla et tourna les yeux vers les touches de son piano.

« L'escrime était un sport princier, vous étiez prince. Quoi de plus logique que de vous battre à l'épée. L'homme de votre vision mémorielle se nommait Kunzite, une fine lame. Votre mentor, mais rapidement battu par son propre élève. »

Il eu un coup d'oeil pour Endymion, une lueur pétillant dans son regard. Est-ce qu'il était fier ou honoré de dire que Kunzite se faisait surpasser par son prince ? Peut-être un peu. Pour toutes les fois où le maître d'armes le remettait à sa place, il pouvait bien être heureux de cette 'disgrâce'.

« Nous protégions surtout votre royaume. Vous en étiez le prince, nous étions vos protecteurs, vos gardiens. Les Terres étaient sous votre protection, vous étiez sous la nôtre. Cette vie fut la première que vous vécue. »

Et la plus belle. Jusqu'à ce que la princesse de la lune ne vienne se mêler des affaires de la Terre.

« Votre deuxième vie fut un peu comme celle-ci. 10 000 années avaient alors passées depuis votre mort et soudainement votre âme est revenue dans le monde des vivants. Ce que vous y avez vécu est une longue histoire que je peux vous comptez si l'envie vous prends, mais qui était parsemé ici et là de douloureux souvenirs que votre esprit préférerait peut-être garder enfoui. Quant à cette vie, c'est la troisième si je ne me trompe pas. Ou du moins la troisième que je vis en même temps que vous. Étant votre gardien néanmoins, cela m'étonnerait que votre âme ait échappée à notre surveillance. »

Il évita de ne compter que lui dans la surveillance du prince afin de ne pas paraître trop envahissant. La dernière question de cette vague figea légèrement Zoisite qui espérait que son hésitation ne fut pas perçu par Mamoru. Voilà une réponse qu'il ne voulait pas vraiment donner...

« Cette...princesse...vous suit dans vos incarnations. Elle fut votre premier et dernier amour des milliers d'années plus tôt, votre amour dans la deuxième vie et je ne sais quel futur le destin vous réserve à tous les deux dans cette deuxième vie. Vos visions d'elle sont parfaitement normales, puisque vous n'avez jamais aimé avec autant de puissance un être vivant de vos vies. »

Avait-il sonné amer ? Il ne le croyait pas. Sa voix était une musique égale à ses oreilles. Douce et belle peut-être, mais sans plus. Si les émotions émergeaient depuis le retour d'Endymion, Zoisite faisait de son mieux pour les calmer une par une et rester le gardien discret et impassible qu'il était.

Puis, tout changea. L'espace sembla se changer en musique, le soleil caressait leurs peaux alors que la journée n'était plus. Mamoru changea d'habit et les vêtements princiers d'Endymion prirent leur place attitré. L'air de Zoisite se fit surpris, agréablement surpris et bien entendu légèrement mal à l'aise. Ce costume, qui pourrait probablement paraître ridicule à tout humain de cette époque, était pour lui une œuvre d'art. Ou était-ce l'homme le portant ? Il s'obligea à regarder Mamoru dans les yeux un instant, puis porta le regard vers la fenêtre.

Son souvenir le plus heureux...? Son souvenir le plus...

Il ferma les yeux. Il se remémora une scène particulièrement marquante. Aucun qu'il aurait de la misère à expliquer à son prince: ils étaient tous ensemble et riaient. Le prince s'amusaient avec ses trois gardiens alors qu'il regardait, paisible, appuyé le dos contre un arbre de leur territoire. Endymion et Kunzite était en plein bras de fer. Les deux plus jeunes encourageaient leur partie pris. Il se contentait d'être à l'écart, profitant de cet instant sous le soleil. À l'époque ils croyaient que jamais ces beaux jours ne finiraient. Que la gloire du royaume de la Terre serait éternelle...

Il envoya l'image et les sentiments qu'il avait vers l'esprit d'Endymion, se disant qu'une image et une mélodie valaient mille mots.

« Mes souvenirs de la belle époque sont les plus vifs et les plus regrettés. Si vous voulez un exemple de paix sur Terre, votre royaume l'était en une plus vaste idée. »
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