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 Un thé en bonne compagnie | John

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James Watson
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MessageSujet: Un thé en bonne compagnie | John   Dim 02 Sep 2012, 21:51

James réfléchissait, assis sur le grand divan de son appartement. Gabriel était partit, probablement travaillé, et lui-même avait comme idée de quitter ses quatre murs bientôt. Il y avait un salon de thé qui lui semblait sympathique plus loin dans le centre-ville et même si la distance était considérable, James était curieux. C'est là qu'il irait dans quelques minutes, mais présentement il était occupé à inspecter les recoins de son chez lui.

Quelques jours plus tôt, Helen lui avait proposé de déménager au Sanctuaire. Évidemment, ce n'était pas une invitation qu'on ignorait, surtout quand on espérait depuis longtemps que cette femme daigne arrêter de le mettre à l'écart. À l'époque elle disait lui donner plus de responsabilité et d'autonomie, mais ils savaient tous les deux que ce n'était pas la vérité. James était la preuve vivante de son passé. Si avant d'arriver ici son passé l'avait rattrapé sans son aide, dans ce nouveau monde, il était encore la seule ancre qu'elle ait entre le présent et ses souvenirs.

Pour sa mort semblait lui avoir appris que rien ne durait vraiment longtemps dans ce monde, il y avait donc un nouvel espoir. Il pensait simplement à leur amitié, leurs expérimentations et le fait qu'ils formaient une très bonne équipe lorsque venait le temps de résoudre un mystère scientifique. Le reste, plus personnel était enterré avec tout le reste. Nul besoin de gâcher les retrouvailles.

Il réfléchissait donc à sa proposition. Irait-il ? La suivrait-il ? Probablement, mais était-il obligé de tout sacrifier ? Il aimait cet appartement. Contre tout attente d'ailleurs. Lui-même ne se serait jamais cru capable de vivre dans autre chose qu'un manoir ou qu'une grande maison. Même la colocation ne le dérangeait pas malgré que Gabriel était une énigme que son cerveau désirait par-dessus tout résoudre. La jeunesse qui s'était rajouté à sa vie lui faisait du bien en vérité. Il ne sentait plus la mort aussi proche. L'avantage d'aller au Sanctuaire néanmoins était qu'il pourrait travailler sur sa machine et ainsi donc éviter un autre arrêt spontané.

Ses pensées étaient sur le point de dériver et il souhaitait éviter ça. Décidé, il se redressa de son siège, ferma toutes les lumières, s'assura que les ronds étaient éteints – le geste le fit sourire – puis quitta l'appartement l'âme en paix, emportant avec lui un livre. Il prendrait le bus pour se rendre jusqu'au centre-ville. Il ne possédait pas de voiture et même s'il en avait, conduire n'était pas sa priorité.

Il quitta l'immeuble, attendit à l'arrêt, cinq minutes maximum, puis laissa ses pensées dérivées alors qu'il regardait le paysage défiler devant ses yeux. Il sonna lorsque son intersection s'annonça, puis sortit à l'extérieur. Il regarda à gauche et à droite, tentant de trouver la bonne direction selon le plan qu'il avait mémorisé juste avant de partir. Il trouva finalement le bon angle, puis se dirigea vers le petit salon de thé. D'extérieur la boutique était charmante, un peu comme ces anciens salons dont il avait l'habitude. Ça n'avait pas le charme de Londres, mais depuis quand les Américains pouvaient prétendre leur arriver à la cheville ?

Il entra d'un pas léger, bien content de prendre une breuvage qu'il ne se servirait pas lui-même. Il n'était pas friand de café, alors le fait que la plupart des habitants de l'immeuble en buvaient lui donnait une excuse pour sortir de là. Il s'installa dans le fond de la salle, content de la discrétion des clients, mais surtout de l'ambiance calme qu'offrait l'établissement.

Il déposa son livre sur la table. Sherlock Holmes, par Conan Doyle. Il l'avait trouvé à la bibliothèque et s'en était trouvé rassuré. Si le livre existait, c'était qu'il y avait de l'espoir pour que Helen et lui soient tout aussi réels. La jeune femme vint lui apporter son menu. Il commanda, puis commença à lire. Ça lui rappelait tant de souvenir. Il sourit à un passage avec la jeune Adler, se disant que Doyle ne s'était pas simplement inspiré de lui, mais aussi de son entourage. Il avait tu néanmoins qui avait inspiré Irène Adler, car ce fait était beaucoup trop révélateur sur lui-même. Il sourit à sa serveuse lorsque son thé arriva, puis s'en servit une tasse avant de reprendre la lecture. Un moment donné, sans raison, il releva la tête et étudia les clients. Sa tête bourdonnait d'informations, mais même au travers de la bible qu'il récitait en trois langues, il ne put ignorer l'entré d'un client.

Il était banal, d'apparence, mais les informations qu'il en tirait était désarmante. Il avait comme une sensation de déjà vu désagréable et malgré son flegme anglais, le fixer semblait être devenu son mot d'ordre.

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John H. Watson
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MessageSujet: Re: Un thé en bonne compagnie | John   Lun 03 Sep 2012, 01:21

John ne savait pas vraiment pourquoi il avait envie de sortir aujourd'hui. Mais quelque chose lui avait donné la force de quitter son tout nouvel appartement. Comme un coup de pied au derrière, il s'était précipitamment levé, enfin aussi vite qu'il le pouvait, car sa pauvre jambe était encore toute boîteuse. Watson ne voulait pas se plaindre de lui-même, alors il se résonna sur la douleur et prit sa canne pour sortir. Il enfila rapidement son manteau, un vieux par dessus vert délavé et descendit marche par marche l'escalier reliant tous les appartements, après avoir fermé le sien à clé. Ce n'était pas comme s'il n'avait pas l'habitude de vivre en appartement, jusqu'ici c'était tout ce qu'il connaissait comme mode de vie. En premier, revenant du front, John avait vécu dans un appartement vétuste et par la suite il avait eu la chance, ou la malchance, de vivre avec un certain Sherlock dans le centre de Londres...

Mais depuis quelques temps, Sherlock avait disparu de sa vie. Au fond, étaient-ils vraiment amis ces deux-là ? Watson commençait à en douter.... Il s'avait que Sherlock était spécial, vraiment très spécial, mais de là à l'abandonner pour une enquête dans cet endroit et ne plus donner de nouvelles, s'en était trop pour ce cher docteur. John aurait voulu plus de confidences et de partage de la part de son ex-colocataire, mais rien. Juste un dernier sms qui disait que le détective en herbe était bien au 109 rue du 7ème art. Parfois Watson en venait à regretter de l'avoir connu, ce gamin sociopathe ! Mais John réussissait toujours à garder son calme, même après avoir trouvé une tête dans son réfrigérateur. Comme si le mannequin pendu en plein milieu du salon n'avait pas suffit à le faire déprimer. Au moins, avec Sherlock, c'était plus facile de s'imaginer toutes les façons de trouver la mort. Malgré que John Watson tenait désespérement à la vie !

John regarda la rue avec un regard vide, il ne savait pas trop quoi faire. Il avait juste besoin de prendre l'air. Le centre-ville le tentait bien, il y aurait sûrement un endroit où il pourrait reposer sa jambe douloureuse tout en buvant une gorgée de thé ! Depuis qu'il avait quitté Londres, il n'avait pas eu le temps de prendre un bon thé à l'Anglaise. Ici, rien n'était ordinaire, tout était fantaisie et amusement. Du moins, c'est ainsi que le voyait le docteur. Il avait l'impression d'être un corps étranger dans un monde tout aussi étranger. C'est alors qu'il commençait à regretter d'être sortie de son appartement. Enfin, peu importe, il redressa son col, glissa sa main libre dans sa poche et commença à boîter vers le centre-ville. John ne savait pas vraiment combien de temps il allait mettre pour y arriver mais ce n'est pas un peu de sport qui allait l'effrayer, du moins il se le répétait pour y croire un peu.

L'Anglais se disait, qu'au fond, il ne connaissait rien de cet endroit. Il avait aperçu plusieurs moyens de transport, ce qui lui aurait arranger le vie pour arriver jusqu'au centre ville. Mais tant pis, maintenant qu'il y était, il se sentait satisfait d'avoir fait un effort considérable pour y arriver. Un regard à gauche, un regard à droite, il cherchait un endroit chaleureux qui lui rappellerait son Londres natal. Un endroit où il repenserait à tout ce temps passé au côté de son ami... son meilleur ami... son seul ami à dire vrai. Holmes , ce crétin... John secoua la tête, il ne voulait pas y penser pour le moment. De plus, il avait manqué de se faire renverser par un automobiliste, sûrement un peu ivre, vu la forte réaction qu'il avait eu en l'égard de ce pauvre docteur. Watson releva les épaules et s'avança d'un pas lourd vers les différentes boutiques. Soudain il vit au loin, un endroit fort charmant. Typiquement anglais, tout ce qu'il lui plaisait.

Il chercha dans ses poches, et heureusement il lui restait un peu d'argent pour pouvoir se faire plaisir. John entra alors et jeta un regard vif sur toutes les personnes présentent ce soir. Personne ne semblait le dévisager, ni se moquer de sa gibole maladroite. Ce qui le rassura lourdement. Il sourit et baissa la tête pour continuer son chemin dans le petit salon de thé. Watson prit place dans un coin de la boutique, pour ne pas attirer l'attention et se préserver de tout. La serveuse vînt le voir pour lui demander ce qu'il lui ferait plaisir. Il lui répondit qu'un thé fera l'affaire avec quelques gâteaux d'accompagnements, il ne voulait pas non plus trop en demander. john n'était pas le genre d'homme à trop en vouloir. Il était assez simpliste et fier de ce qu'il était. C'est alors qu'il se souvint du premier restaurant qu'il avait partagé avec Sherlock Holmes, ce fameux soir où ils étaient en planque et que le patron les avait prit pour des ... enfin pour des "amoureux". John rigola rien qu'en y pensant, mais s'arrêta vite de peur de déranger le reste du salon de thé où il se trouvait.

Soudainement, John Watson se rendit compte, en balayant la salle du regard, qu'un homme le fixait. Que lui voulait-il ? Peut être que le docteur avait dérangé cet homme en étant trop bruyant. Et encore, il ne se rappelait même pas avoir fait du bruit ! Watson essayait encore de voir de temps en temps si l'homme le regardait, et oui, il ne le lâchait pas du regard. C'est alors que par surprise, la serveuse vînt troubler la réflection de John, celui ci faillit renverser la tasse que la pauvre jeune fille tenait fermement, mais celle-ci, après un léger moment de panique, réussit à poser la tasse sur la table pour le plus grand soulagement de l'ancien soldat. Mais, en relevant la tête, John se rendit compte qu'on le regardait toujours avec insistance. Cet homme ne lui disait rien pourtant, ou presque. C'était comme si ...comme si c'était du déjà vu. Peut être lors de ses précédentes enquêtes avec Sherlock Hol... Hein ?

Le regard de John s'arrêta net sur la couverture du livre que tenait l'homme en question. Qu'est-ce que cela signifiait ? Il ne comprenait pas bien ce qui arrivé à ce moment même. Pourquoi le livre que cet homme tenait porter le nom de son meilleur ami ?!

Dans un élan de folie passagère, John se leva de sa chaise et se dirigea vers l'homme pour lui arracher le livre des mains et relire correctement la courveture. Ses mains tremblantes, sa jambe menacante de lâcher à tout moment, John ne cessait de relire encore et encore le titre de ce livre.


" Qu'est-ce que... ?! Où avez-vous trouvé ça ? " demanda John, paniqué, à l'homme qui le regardait encore. " Comment est-ce possible...." finit-il par dire en trouvant une chaise sur laquelle se rasseoir. A ce moment là, il se fichait bien de ce que pouvait penser la clientèle du salon.

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MessageSujet: Re: Un thé en bonne compagnie | John   Lun 03 Sep 2012, 03:05

Il voyait parfaitement que son habitude de fixer son interlocuteur avait déboussolé le sujet de son analyse. Il devint maladroit, fit paniqué la serveuse, il lisait tous ses mouvements comme un livre ouvert et ce qu'il y lisait de plus le laissait pantois. Il avait même arrêter de lire alors que le Docteur Watson expliquait comment Holmes avait résolu l'énigme de la belle Adler. Il en avait oublié les références et Doyle, mais la brusque réaction de John Watson – il en était sûr maintenant – le surpris. Son livre fut bientôt dans les mains de l'autre et même si James était certain de l'identité de son interlocuteur, il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il lui semblait si...moderne. Le Sherlock qu'il avait rencontré sortait de l'ère victorienne, traînait probablement encore à quatre pattes et avait quelques misères à s'adapter au monde moderne. Le John Watson qu'il avait devant lui semblait à l'aise...quelque chose clochait et un mal de tête commençait à se faire sentir.

D'abord rassuré le jeune homme qui semblait près d'une attaque de panique.

Il resta calme lui-même, le regardant alors qu'il lisait et relisait le titre du livre. Il voyait son visage se décomposé et sentait le regard désapprobateur des autres clients qui trouvaient que le bruit était déplacé. Heureusement, il n'eut pas à lui demander de s'asseoir pour passer un peu plus inaperçu, son interlocuteur se laissa tomber sur la première chaise qui lui tomba sous la main.

-J'ai eu la chance de le trouver dans une librairie près de chez moi. Conan Doyle a toujours été un maître de l'écriture, malgré tout ce qu'il pensait de lui-même.

Il avait une voix égale et douce. Il souhaitait calmer l'homme devant lui afin d'éviter une autre vague d'attention sur leur table. Il prit une gorgée de thé, impassible, regardant toujours John qui semblait ne pas avoir quitter son livre. Il pouvait comprendre son choc. Il avait fait tous les liens possibles et s'il avait raison, il allait devoir reporté tout cela à Helen. C'était beaucoup plus compliqué. Ils étaient réels, mais la théorie de James était que des personnages fictifs prenaient soudainement vie dans leur monde. Ce n'était pas la plus terre à terre, mais ils avaient depuis longtemps appris que la logique n'était pas le mot d'ordre de la Terre. Les Phénomènes et les évènements inexplicables étaient devenus routine pour eux.

Par contre, il était plus sensible à ce qui se passait. Tout ce qui le touchait de près finissait par le toucher plus que nécessaire. Lorsqu'il avait rencontré le Sherlock Holmes tout à fait victorien, il avait faillit faire une deuxième crise cardiaque. L'évènement qui venait de se produire le paniquait, mais il s'adaptait mieux que la dernière fois et prendrait le temps d'y faire face. Avant tout, il fallait s'assurer de la véracité de sa théorie. Après pourrait venir la panique.

-Vous êtes ?

Après tout « l'inconnu » venait de lui arracher un livre des mains, sans aucune excuses, ni présentation. Bien qu'il n'était pas certain qu'il ait besoin de dire un mot. Ses yeux glissèrent sur la canne – qu'il avait déjà remarqué mais qui était plus évidente de près – puis sur les vêtements de son vis-à-vis. Ses cheveux et son visage lui disait qu'il utilisait les méthodes de coiffure modernes. Quelque chose clochait dans sa théorie, car même s'il avait raison sur l'identité de son interlocuteur, ce n'était pas comme ça que Doyle l'avait imagé.

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John H. Watson
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MessageSujet: Re: Un thé en bonne compagnie | John   Lun 03 Sep 2012, 13:51

John ne comprenait pas très bien ce qui était entrain de se passer. Etait-ce un cauchemar ou bien la réalité ? Enfin, après tout il ne s'agissait que d'un livre. En lisant le résumé au dos du bouquin, John comprit qu'il s'agissait de l'une des enquêtes sur laquelle il avait travaillé avec Sherlock. Mais il y avait comme un problème, ce n'était pas du tout à la même époque. Ca semblait dater de bien avant les années 2010. Ce qui n'était pas logique car Sherlock et John vivait maintenant et pas avant... Peut être que ce Conan Doyle s'était inspiré de ce duo pour écrire son livre. Mais c'était effrayant de voir qu'il connaissait autant de détail, car Watson avait eu le temps de feuilleter quelques pages de ce bouquin. A présent , il avait juste envie de jeter ce livre de toutes ces forces sur la table , car il ne voulait plus qu'on lui parle de Sherlock ! Car il n'y avait qu'une façon de s'inspirait ainsi de quelqu'un, c'était de l'avoir connu. Alors Holmes avait sûrement dû parler de leur histoire à ce Doyle...

John Watson se sentait trahi et ne comprenait pas qu'un homme inconnu puisse tenir dans sa main un livre qu'il disait avoir trouvé dans une librairie et qui racontait tout ce qu'il avait pu vivre même si c'était légèrement différent. John releva alors la tête vers cet homme qui le regardait encore avec plein de questions dans le regard.

" Qui je suis ? Ah... c'est écrit dans votre livre Monsieur. Je m'appelle John Watson... " dit John avec une teinte de désespoir.

Soudain il se rendit compte de ce qu'il avait fait pour arriver à cette table et se sentit tout gêné d'avoir agit de cette façon là. Il se redressa en s'appuyant sur sa jambe et frotta de son autre main, l'arrière de sa tête. Watson ne savait plus où se mettre et ne trouva rien d'autre que de s'excuser auprès de tout le monde pour son comportement un peu psychotique...

Malgré tout, le docteur ne comprenait toujours pas ce livre et les questions fusèrent dans son esprit vif. Mais une seule résonnait encore, pourquoi l'inconnu au livre le regardait encore.


" Je suis désolé mais... Qui êtes vous ? " demanda John en s'approchant de nouveau de l'inconnu, en plissant légèrement le regard. " Et surtout pourquoi me fixez-vous ? C'est parce que vous vous demandez pourquoi le personnage de votre livre me ressemble ?! " ajouta-t-il avec un ton de moquerie. " C'est sûrement parce que Holmes a tout balancé à votre super auteur ! " finit-il par dire en faisant de léger aller-retour entre sa table et celle de son interlocuteur.

Après un long moment debout, Watson alla s'asseoir à sa table et soupira longuement en regardant au dehors de la vitrine de la boutique. Il s'accouda sur sa table et essaya de se calmer, mais il passa rapidement sa main sur son visage comme pour effacer ce douloureux moment. Le docteur était tiraillé entre la rancoeur et la tristesse. Après tout il était venu dans cet endroit pour retrouver son soit-disant ami, et tout ce qu'il récoltait c'était un livre qui semblait raconter sa vie. Alors que Sherlock avait toujours était contre le fait que John écrive sur son blog ses différentes enquêtes. Mais là ... que dire de plus. John ne comprenait pas ce qui se passait et c'est alors qu'il posa à son tour fixement son regard sur cet homme en apparence simple. Mais en y regardant de plus prêt, cet inconnu n'était pas banal. John utilisa alors la technique de Sherlock pour en connaître plus sur cet homme sans même lui posait trop de questions. Mais il n'était pas très doué pour ça, alors il attendait que ce gentleman se présente à son tour...

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MessageSujet: Re: Un thé en bonne compagnie | John   Lun 03 Sep 2012, 21:38

Le jeune homme était désespéré. Ça se comprenait, il venait de découvrir un livre qui relatait des activités probablement semblables aux siennes, mais certainement pas dans tous les détails, il en était à présent certain. Ce John Watson, d'après ce qu'il lisait dans son comportement, lui semblait abandonné, seul. À la seule différence que le Sherlock Holmes de Doyle n'aurait jamais laissé son ami seul très longtemps, même en pleine enquête. Il ne savait pas pourquoi, mais il y avait des différences bien succinctes entre les deux et ça ne faisait que renforcer sa confusion.

-Enchanté.

Fut la seule chose qui répondit, car John lui avait répondu avec une telle détresse dans la voix que James ne se sentait pas la force de peser encore plus sur son impuissance. James le regardait marcher de long en large, de sa table à la sienne, puis ne put réprimé un sourire léger, mais amusé. Décidément, il aimait toujours autant voir les personnes se perdre dans leurs propres réflexions. C'était déjà marrant dans les années victoriennes, mais cette journée-là était particulière. Il secoua néanmoins la tête.

-Le personnage de ce livre ne vous ressemble pas en tout point. Il est militaire comme vous certes, mais être militaire ne voulait pas dire la même chose à cette époque qu'à la votre. Ce livre a été écrit bien avant votre naissance, ce qui résume l'impossibilité pour votre compagnon d'en parler au regretté Sir Doyle. Néanmoins, je ne peux qu'avouer que vous avez effectivement plusieurs ressemblances avec ces personnages. Le simple fait que votre compagnon se nomme Sherlock et que vous-mêmes portez celui de John H. Watson est une coïncidence plutôt étrange qui serait pour moi inexplicable si vous n'habiteriez pas cette ville. Vous habitez au 109 rue du Septième Art j'imagine ?

Il avait parler rapidement, sans prendre de pause, ses yeux toujours dardés sur son interlocuteur, le visage impassible et le ton égal. À la fin de son discours il prit une gorgée de son thé, délicieux, et le déposa sur sa table.

Puis, les rôles furent échangés et James se trouva à être celui regardé. Ça ne le dérangeait pas évidemment, après tout il ne s'était pas présenté et John devait à présent être curieux quant à qui il avait affaire. James finit par se redresser avec une légère difficulté, puis tendit la main vers John dans un geste de politesse que ce dernier ne lui avait pourtant pas offert en se présentant.

-Mon nom sera, j'en suis sûr, source de plus d'ironie encore.

Il eu un petit sourire amusé et quasiment espiègle, comme s'il trouvait divertissant toute cette situation. Il se sentait beaucoup moins agressé qu'à sa rencontre avec Sherlock, car justement ce n'était pas Sherlock. Il s'agissait du gentil coéquipier qui était intelligent certes, mais qui n'allait probablement pas lui donner un mal de tête à la fin de la journée. Il lui semblait jeune aussi...ou était-ce la faute de ses 160 ans d'existence ?

-Je m'appelle James Watson.

Il avait toujours la main tendue, espérant que l'autre passerait outre toutes ses questions et aurait au moins la politesse de lui répondre.

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MessageSujet: Re: Un thé en bonne compagnie | John   Mer 05 Sep 2012, 02:11

John Watson essayait en vain de se ressaisir. Ce n'était pas dans son habitude de céder à la panique. En fait si, il se souvenait très clairement qu'il avait faillit perdre connaissance lors de l'enquête sur le Chien de Baskerville, alors que ce n'était au final que son imagination. Mais il avait subit un bon nombre de choses avec Sherlock à ses côtés, dont la dispartition de celui-là... Ah ! Il ne fallait pas s'attarder sur ce point peut être bien que chacun cherchait l'autre de son côté et que ça ne donnait aucun résultat. Non, impossible, Sherlock n'est pas du genre à ne pas obtenir de résultat.

John écouta alors attentivement l'homme qui lui adressait la parole et à qui il avait fait preuve de beaucoup d'impolitesse jusqu'à maintenant. L'étranger semblait bien connaître son sujet, jusqu'au bout des lèvres. C'était rassurant d'apprendre que le personnage du livre ne ressemblait finalement pas tant que ça à Watson, même s'il portait le même nom, même s'il avait le même ami rocambolesque, même s'il vivait à peu prêt les mêmes enquêtes.... Cela faisait un peu trop de "même si" au goût du docteur. Et là, ça devenait assez confus comme histoire. John alla alors tranquillement à sa table boire un peu de son thé, qui avait dû refroidir depuis le début de la discussion. Il prit alors sa tasse et se posa à la table de son interlocuteur.


" Pourquoi ces coïncidences vous seraient inexplicables si je n'habitais pas au 109 ? " demanda John avec tout le sérieux du monde. " Certes, j'y habite. Et je commence à me demander si c'était une bonne idée ! " ajouta-t-il avec un léger sourire. " Mon compagnon s'appelle Sherlock Holmes, comme le titre de votre bouquin. Il est grand, maigre, les cheveux bruns, sociopathe, accro à la drogue et à la nicotine en patch, désagréable, invraisemblament très irritant...! Bref, le colocataire parfait. " finit-il par dire avec ironie, en buvant une gorgée de son thé.

Ce fût un grand moment de silence avant que l'homme à la même table que Watson ne veuille décrocher un mot. Mais il finit par dire que son identité n'inspirerait que plus d'ironie dans toute cette histoire. John plissa alors les yeux, essayant de comprendre ce que son voisin voulait dire par là. Ce n'est qu'après quelques sourires de cet homme que John comprit enfin pourquoi il parlait plus tôt d'ironie.

En entendant ce nom, John se releva de la chaise sur laquelle il s'était assis. Raide comme un piquet, il regardait ses mains posées sur la table et ne savait plus quoi prononcer. Il se rassis aussi vite qu'il s'était levé et fixa le mur en face de lui.


" Mais ...où est-ce que je suis tombé... ? " dit-il en ignorant, sans le vouloir, la main tendu de ce James Watson.

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MessageSujet: Re: Un thé en bonne compagnie | John   Sam 29 Sep 2012, 07:23

(Désolé vraiment. Je dois avouer que j'ai réécris six fois ce poste :/)

John s'était finalement posé à sa table et semblait se calmer. James voyait, à quelques tics, qu'à n'importe quel moment, il pourrait redevenir extrêmement nerveux. L'homme l'écoutait sans l'interrompre et un sourire moqueur étira ses lèvres. Un sourire légèrement arrogant, un sourire que John aurait pu reconnaître s'il était un bon observateur. Mais s'il en était un bon, John se serait rendu compte qu'il venait tout juste de décrire parfaitement l'homme qu'il avait tout juste devant lui. Conan Doyle avait été très fidèle à James lorsqu'il avait décrit Sherlock selon lui, mais par humilité, le scientifique avait demandé à son ami écrivain de donner son nom au coéquipier de Holmes. James préféra néanmoins ne pas relever la ressemblance.

« Vous remarquerez, ou avez peut-être déjà remarqué, que l'immeuble dans lequel vous habitez peut parfois renfermer des gens dont vous n'auriez même pas imaginé l'existence. Malheureusement certains sont partis depuis mon arrivée et d'autres se font plus discret, mais ils sont là néanmoins. C'est ce rare rassemblement de gens aux capacités et aux histoires extraordinaires qui font de New Jersey une ville assez peu ordinaire. D'où la raison pour laquelle il m'est tout à fait normal de parler avec John H. Watson dans un salon de thé. »

Il le comprenait et même lorsqu'il se releva et se rassit, ignorant de nouveaux la plus simple des civilités, James resta calme et baissa la main en silence. John perdait ses nerfs facilement et ça l'amusait, mais il se força à garder un calme olympien. Il regarda autour de lui, puis bu une autre gorgée, se battant contre un sourire amusé qui voulait étirer ses lèvres. Se moquer de son compagnon d'infortune serait injuste. Il avait après tout un avantage sur lui, un très grand même.

« Vous êtes tombé en Amérique. Au New Jersey plus exactement. »

Fut sa seule réponse, impassible et légèrement indifférent. Il ne savait plus s'il devait être agacé ou pas par le manque flagrant de bonnes manières que manifestait l'anglais. En même temps, l'ironie l'amusait. Il but une autre gorgée. La conversation tournait en rond. Ou peut-être était-ce lui qui était difficile. Les gens normaux étaient après tout...ennuyants ? Disons normaux...

Pourtant l'homme devant lui était John Watson. Seul compagnon que Sherlock avait jamais pu endurer réellement malgré sa normalité. James regardait son propre passé et retenait dès lors un triste sourire. Adler et Watson avaient été calqués – à quelques détails près évidemment – sur des amis à lui, qui lui étaient chers. La seule femme qu'il ait jamais aimé et l'homme en qui il avait totalement confiance...avant d'être poignardé dans le dos par celui-ci – au figuré.

Entre la normalité et ses sombres souvenirs, il choisit le jeune Watson sans hésiter.

« Vous vous sentez perdu. Le fait que votre compagnon vous ait mené ici sans redonner de ses nouvelles ajoute certainement du poids à votre confusion. Rencontrer un homme dont le livre contient des informations que vous trouvez trop réelles pour être fictives n'allège en rien votre détresse, je comprend tout cela. Je ne suis pas votre ennemi docteur Watson. Simplement un homme que vous venez de connaître. Prenez le temps de boire un peu et calmez-vous. »

Il se massa le poignet avec une certaine discrétion, replaçant par le fait même les bagues de ses doigts et son bracelet mécanique caché sous sa manche. Il devait vraiment prendre rendez-vous avec le Sanctuaire d'Helen pour travailler sur sa machine. Il rajusta prudemment le foulard autour de son cou pour être certain que tout son attirail était caché.

« Je peux discuter avec vous, répondre à vos questions ou je peux simplement vous servir d'interlocuteur pendant votre thé. Vous avez besoin d'autre chose que de la seule pensée que vous avez envers votre compagnon, Sherlock Holmes et des souvenirs du 221B Baker Street. Votre accent londonien vous a malheureusement suivit. »

Il rangea son livre dans l'une des poches de son veston et demanda une autre théière. Que John reste ou non, il n'allait pas changer ses plans.

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